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Jules GARNIER dans le top 10 mondial !

 

 

 

 

 

 

 

Jules Garnier, 8ème du championnat du monde scolaire !

Classement du championnat du monde ISF 2013, Karlovy vary, République Tchèque
1 Toowoomba Grammar School AUS620
2 YENİMAHALLE MİMAR SİNAN E.M.L. TUR609
3 Sportgymnasium Neubrandenburg GER604
4 The FitzWimarc School ENG599
5 Sports gymnasium J. Herdu SVK580
6 No.1 Middle School Affiliated to Central China Norma University CHN564
7 Zespół Szkół Sportowych POL545
8 LYCEE JULES GARNIER NOUMEA FRA 534
9 Al Shatti School KSA513
10 Borg Linz AUT482
11 GIMNAZIJA ZAGREB CRO478
12 kiriat sharet holon ISR469
13 Mendelovo gymnázium CZE458
14 scholengroep Sint-Rembert BEL454
15 PTG "SHANDOR PETYOFFI" BUL441
16 Via Nova College NED437
17 Jüri Gümnaasium EST398
18 OOU"Krste Misirkov" MKD240
19 Taung Secondary School BOT-
20 EE OSWALDO ARANHA BRA-


 

Jules-Garnier à la conquête du monde

Les six athlètes du Lycée Jules-Garnier de Nouméa vont représenter leur établissement, la Nouvelle-Calédonie et la France, lundi et mardi, aux championnats du monde d’athlétisme UNSS. Face au gratin mondial, ils tenteront de briller en République tchèque.

 

Ils ont de quoi être fiers. Alors que la cérémonie d’ouverture des championnats du monde de l’UNSS d’athlétisme est prévue dimanche à Karlovy Vary, près de Prague en République tchèque, six garçons du lycée Jules-Garnier y représenteront la France, lundi et mardi. Après avoir acquis le titre de champions de France chez les cadets, les Calédoniens vont dorénavant se frotter à l’élite mondiale.

Impérialisme. « Si le règlement, qui nous a stupidement interdit de présenter une équipe chez les cadettes, n’avait pas été modifié, nos cadettes auraient aussi été qualifiées pour ces championnats », tient à préciser Éric Reuillard, professeur d’EPS de l’établissement scolaire. Quoi qu’il en soit, la présence des garçons à cet événement est déjà un large motif de fierté. « On est le premier lycée français à participer à cinq championnats du monde dont quatre consécutifs, ça suscite forcément des réactions partagées. Certains de nos concurrents ont manifesté un certain agacement, des jalousies, mais d’autres ont, au contraire, manifesté un grand enthousiasme par rapport à notre réussite. Nos jeunes personnifient à merveille notre devise : construire notre excellence à partir de nos différences. » Alors qu’une « trentaine de pays » du monde entier doivent participer à cet événement (dont l’Australie, le Botswana, le Nigeria, le Brésil, l’Iran, la Chine ou l’Inde, sans compter les mastodontes européens), Éric Reuillard estime qu’atteindre « le top 10 de la compétition serait déjà une belle chose. » Surtout avec une escouade « qui s’est montée tardivement, partie de rien et inexpérimentée (l’équipe compte deux minimes surclassés et un seul cadet de deuxième année, NDLR) ». « On partait aux championnats de France (début juin à Angers) avec l’objectif de se qualifier pour les Mondiaux, forcément. Mais c’était très incertain, ça se jouait vraiment à une chance sur deux. Soit l’alchimie opérait, nos jeunes parvenaient à se transcender, soit ils se retrouvaient quelque peu étouffés par la pression. » C’est le premier scénario qui s’est déroulé, alors que la première place des Cagous s’est jouée à rien. « On a été premier pour deux points. Si on nous enlève huit centièmes de seconde sur le 100 mètres, on est vice-champion de France », explique Eric Reuillard.

 

Projet. Dès lundi, Michel Sako, Loïc Pahikivatau, Vaïtéa Quiatol, Charles Wenisso, Germain Haewegene et Jean-Marc Tafilagi vont donc donner leur meilleur, sur et en dehors du terrain du côté de l’Europe de l’Est. À noter que le dernier cité, qui n’a pas participé au titre de champion de France de Jules-Garnier, a intégré l’équipe pour les Mondiaux après l’exclusion d’un autre athlète, « qui ne s’est pas comporté comme souhaité » après cette victoire, informe l’encadrant. La preuve que, si ce projet scolaire existe grâce à l’opportunité sportive, il n’en reste pas moins éducatif, culturel, social.

S’il est encore difficile d’évaluer le niveau de la concurrence, et donc d’imaginer où vont se situer nos jeunes représentants, on sait déjà quels souvenirs resteront pour longtemps dans leurs mémoires. « Après le titre de champion de France, les garçons se sont tout de suite plongés dans l’euphorie des Mondiaux. Je les ai freinés, en leur disant de savourer ce titre, ce qui n’arrivera pas tous les jours, raconte Éric Reuillard. Après ça, on a enchaîné sur une visite à Berlin. L’objectif était vraiment de leur fournir un gros apport culturel. On est allé au Reichstag, à la porte de Brandebourg, mais ce qui les a le plus émus, c’est le Mur de Berlin. Ils en avaient déjà beaucoup entendu parler mais ils ont été très heureux de pouvoir l’observer, le toucher, prendre des photos. La symbolique du mur, qui divisait deux populations il n’y a pas si longtemps que cela (le Mur de Berlin est tombé en 1989), ça les a fait percuter de suite. De toutes les visites qu’on a pu faire, ils m’ont dit que c’est vraiment celle qu’ils ont préférée », précise-t-il, alors que la délégation du Lycée Jules-Garnier, tant les filles que les garçons, a également visité Paris et la Tour Eiffel, le Panthéon, l’arc de triomphe ou encore la cathédrale de Notre-Dame au cours de son séjour. En plus de retrouver le Caillou avec, au moins, une magnifique breloque, ces lycéens en auront pris plein les yeux. Et en ressortiront forcément grandis.
 

C.D, LNC

 

JULES GARNIER CHAMPION DE FRANCE

Leurs adversaires vont finir par se faire une raison. Même si, contrairement aux précédentes éditions, ils ont tremblé jusqu’à l’annonce des résultats, dimanche après midi, les cadets du lycée Jules- Garnier ont retrouvé la place qui leur semble irrémédiablement dévolue aux championnats de France d’athlétisme des lycées. La première. La seule qui vaille à leurs yeux. En 2010, 2011 et 2012, les autres établissements avaient profité de l’absence des calédoniens dans cette catégorie (les juniors garçons et les cadettes filles de Jules-Garnier étaient alors représentés) pour squatter provisoirement la plus haute marche du podium. Mais pour leur grand retour en cette année de championnats du monde cadets, les protégés d’Eric Reuillard ont remis les pendules à l’heure. Les “boss” chez les cadets, ce sont bien eux. « Sauf que nous avions rarement connu une telle adversité », raconte Eric Reuillard, leur professeur d’EPS, présent à Angers avec sa collègue Agnès Cazenave pour encadrer la délégation.

Record. Pour décrocher le 35e titre national d’athlétisme UNSS de l’établissement nouméen, un record, le septième pour les cadets garçons, Arnaud Kru et ses coéquipiers ont dû batailler ferme tout au long des deux jours de compétition pour finalement devancer de... deux petits points seulement au classement leurs rivaux du lycée Camille Claudel de Blois (2e). « Les garçons se sont transcendés en améliorant huit de leurs records personnels sur 10 épreuves », témoigne, admiratif, Eric Reuillard. « Leur potentiel physique est peut-être moindre que leurs prédécesseurs mais techniquement et surtout mentalement, ils ont été impressionnants. Ils n’ont rien lâché. »

A l’image du jeune Michel Sako, 15 ans seulement et donc surclassé, qui a pulvérisé sa meilleure marque personnelle au poids avec un jet à 14,54 m. Une performance parmi tant d’autres qui permet aux lycéens calédoniens non seulement de retrouver les sommets nationaux mais aussi de gagner leur billet pour les Mondiaux cadets d’athlétisme UNSS, prévus du 22 au 27 juin prochain en République tchèque, sous la bannière de l’équipe de France.

Seule déception du week-end finalement, la deuxième place des juniors filles. Devancées par les Lorraines du lycée Mangin de Sarrebourg de 6 points, les Calédoniennes peuvent nourrir quelques regrets. « Contrairement aux garçons, elles n’ont pas su se surpasser dans l’effort, remarque Eric Reuillard. Il leur a manqué un peu de gnac, tant à l’entraînement en fin d’année dernière que ce week-end en compétition. Et à ce niveau, ça ne pardonne pas. » Le professeur d’EPS de Jules-Garnier ne cachait pas néanmoins une certaine amertume quant au nouveau règlement de l’UNSS qui a pénalisé « ses » filles.

 

Mobilisation. « Le fait d’interdire désormais à des équipes double championnes de France en titre de se représenter dans cette catégorie nous a contraint à surclasser les cadettes (sacrées ces deux dernières années) alors qu’elles n’avaient peut-être pas encore le potentiel pour s’exprimer en juniors, confesse-t-il. Et nous avons également dû nous priver de Manuela Gavin parce qu’elle a le statut de sportive de haut niveau. » Eric Reuillard espère désormais mobiliser ses collègues de Métropole pour faire bouger les lignes. Et revenir l’an prochain avec deux équipes armées pour montrer à toutes et tous qui sont les « boss. »

En Métropole, Frédéric Ragot, LNC

 

 

Félicitations aux athlètes et aux accompagnateurs (Agnès CAZENAVE et Eric REUILLARD)

ClassementCatégorieEtablissementPoints
1
L1G
LYC JULES GARNIER NOUMEA
316
2
L1G
LYC CAMILLE CLAUDEL BLOIS
314
3
L1G
LYC BORDA DAX
282
4
L1G
LYC PIERRE DE COUBERTIN MEAUX
275
5
L1G
LYC AMIRAL RONARC H BREST
264
6
L1G
LYC CAMILLE SEE COLMAR
236
7
L1G
LYC RENE JOSUE VALIN LA ROCHELLE
223

 

 

Les filles obtiennent quant à elles la seconde place à quelques points du titre national.

CLASSEMENTCATEGORIEETABLISSEMENTPOINTS
1
OpenLF
LYC MANGIN SARREBOURG
318
2
OpenLF
LYC JULES GARNIER NOUMEA
309
3
OpenLF
LYC BELLEVUE TOULOUSE
306
4
OpenLF
LYC COLBERT LORIENT
286
5
OpenLF
LYC EUROPE - R.SCHUMAN CHOLET
250
6
OpenLF
LYC S.WEIL LE PUY
243
7
OpenLF
LYC JEAN MERMOZ DAKAR
239
8
OpenLF
LYC EMILE LITTRE AVRANCHES
238
9
OpenLF
LYC STENDHAL AIGUILLON
214